> ## Content Index
> Fetch the complete content index at: https://www.lachaineesthetique.com/llms.txt
> Use this file to discover other available public pages before exploring further.

# Injections : pourquoi avons-nous parfois envie d’en faire toujours un peu plus ?
- URL: https://www.lachaineesthetique.com/injections-pourquoi-avons-nous-parfois-envie-den-faire-toujours-un-peu-plus/
- Published: 2026-08-13T14:57:29.000Z
- Updated: 2026-08-18T08:21:54.000Z
- Author: La rédaction de La Chaîne Esthétique
- Tags: Médecine esthétique

Une lèvre un peu plus dessinée. Puis les pommettes. Puis les cernes. Puis cette petite zone que l’on n’avait jamais vraiment remarquée avant.

## **En médecine esthétique, le “juste un peu” peut parfois devenir une succession de corrections.**

Pas forcément parce que l’on cherche à transformer son visage. Mais parce qu’à force de regarder, comparer, zoomer et corriger, notre œil change aussi.

Et c’est précisément là qu’un médecin capable de dire ***non*** peut devenir important.

## **Rencontrez l’expert ;* ****Dr Johan Nouwen**  
Chirurgien cervico-facial, il pratique la médecine et la chirurgie esthétique du visage et du cou. Il exerce à Toulon.

## 

## En une minute 

- **En esthétique, le “juste un peu plus” peut finir par devenir une succession de corrections.**
- **À force de regarder son visage zone par zone, on peut perdre de vue son équilibre d’ensemble.**
- **Quand le volume commence à devenir le problème, en rajouter n’est plus une solution.**
- **Un bon praticien ne se juge pas seulement à ce qu’il sait faire, mais aussi à ce qu’il sait refuser.**

## Pourquoi a-t-on parfois envie d’en faire encore un peu plus ?

Parce que notre regard s’habitue. Une modification qui paraissait importante au départ peut finir par devenir notre nouvelle normalité.

Puis on remarque autre chose. À force de regarder son visage de très près, en selfie, en vidéo, sous différents angles, on peut finir par le voir davantage comme une succession de détails à corriger que comme un ensemble.

Les lèvres. Les pommettes. Les cernes. La mâchoire. Chaque zone semble pouvoir avoir sa propre solution.

Mais un visage ne fonctionne pas comme une addition de parties indépendantes. Et après plusieurs traitements, ce qui ressemble à un nouveau “manque” n’est pas forcément quelque chose qu’il faut remplir.

C’est là que la question devrait changer. Non plus : « Où pourrait-on encore injecter ? » Mais : « Qu’est-ce qui me gêne réellement aujourd’hui ? »

Peut-on finir par injecter pour corriger… ce qu’ont créé les injections ?

C’est précisément le paradoxe soulevé par le *Dr Johan Nouwen. « Injecter du volume pour corriger un excès de volume est une très mauvaise idée. »* Lorsqu’un visage est déjà très rempli, ajouter encore du volume peut accentuer cette impression au lieu de la corriger.

Autrement dit : plus n’est pas toujours la solution à ce que le “plus” a commencé à créer. Et c’est probablement à ce moment-là qu’un bon praticien doit savoir ralentir.

## **Alors, que peut faire un médecin au lieu d’injecter ?**

D’abord, regarder. Pas seulement la zone que vous montrez du doigt. Le visage dans son ensemble. Ce qui a déjà été fait. Ce qui a changé. Et surtout : ce qui provoque réellement la gêne.

Dans les situations qu’il décrit, le Dr Nouwen peut préférer ralentir les injections, travailler autrement, ou simplement ne rien ajouter à ce moment-là. Cela ne signifie pas qu’une autre option conviendra forcément. Cela signifie quelque chose de plus important : **tout ce qui vous gêne n’a pas forcément besoin d’être rempli.**

## **Pourquoi “non” peut-il être une très bonne réponse ?**

Parce que le rôle d’un médecin esthétique n’est pas seulement de savoir ce qu’il peut faire. Il est aussi de savoir ce qu’il vaut mieux ne pas faire.

*Le Dr Nouwen* revient d’ailleurs à un principe médical très ancien : « Primum non nocere » d’abord, ne pas nuire.

Dans une consultation esthétique, cela peut parfois vouloir dire : *« Je pourrais techniquement injecter. Mais je ne pense pas que cela améliorerait votre visage. »*

Vous êtes venue chercher une solution. Vous repartez sans seringue. Et pourtant, cette consultation peut avoir été beaucoup plus utile qu’un rendez-vous où l’on aurait simplement accepté votre demande.

## **Et si savoir dire non devenait un critère de choix ?**

Nous choisissons souvent un praticien en regardant ce qu’il sait faire. Mais beaucoup moins en demandant : **Dans quelle situation refuseriez-vous de m’injecter ?**

La question est intéressante.

Parce qu’elle vous renseigne sur sa manière de regarder un visage, mais aussi sur la limite qu’il place entre répondre à une demande et recommander ce qu’il estime réellement pertinent. Un praticien capable de dire non ne sera pas automatiquement le meilleur pour vous. Mais un praticien incapable d’expliquer dans quelles circonstances il refuserait mérite probablement une question supplémentaire.

## Ce qu’il faut comprendre avant de choisir. 

### On parle beaucoup de la capacité d’un praticien à obtenir un résultat. Beaucoup moins de sa capacité à décider qu’il vaut mieux ne pas intervenir. Pourtant, les deux font partie du même métier.

*Le Dr Nouwen* défend une approche qui cherche à embellir, rafraîchir et accompagner le vieillissement sans perdre le naturel. Cela change légèrement la question à poser avant une prochaine injection.

Pas seulement : **« Qu’est-ce qu’on pourrait encore améliorer ? »** Mais : **« Est-ce qu’ajouter quelque chose va réellement améliorer mon visage ? »**

Parce qu’en esthétique, **pouvoir corriger quelque chose ne veut pas toujours dire qu’il faut le corriger.**